4 ans

Birthday Girl et poussette devant

Birthday Girl et poussette devant

4 ans que ma bébé est née, 4 ans que je suis sa maman.
4 années que je n’ai pas vues filer.

Ma bébé n’est vraiment plus du tout un bébé, c’est une petite fille avec des gouts et des idées bien arrêtés.
Elle les exprime d’ailleurs de plus en plus clairement. La demoiselle parle en effet très très bien et c’est toujours un bonheur que de l’écouter raconter ses journée ou s’inventer des histoires. (Sauf quand elle pique une de ses fameuses colères où malheureusement les hurlements restent le seul moyen d’exprimer rage et frustration)

Cet anniversaire a une saveur douce amère.

Amère parce que c’est le premier anniversaire qu’on fait depuis la rupture. Le premier anniversaire dans une famille décomposée.

Douce parce que MiA prend de plus en plus conscience du temps qui passe.
Elle a commencé à parler de ce jour spécial dès la fin de l’été, a évoqué qui elle voulait inviter pour sa fête et quel cadeau elle voulait.
Pour la première fois, nous avons compté les dodos restants avant ce grand jour.
Elle a participé à la préparation des cartons d’invitation en écrivant les prénoms de ses copines sur les enveloppes (oui, elle a décidé de n’inviter que des filles après avoir refait environs 350 fois sa liste). elle a décoré les enveloppes en y collant plein d’autocollants et les a disposées sur les porte manteaux des destinataires pour qu’elles les trouvent en arrivant.
(La petite fête aura lieu samedi prochain, je ne suis que stress à propos de l’organisation pour tenir occupées 4 ou 5 gamines plus un petit frère touche à tout)

De cette journée, je ne veux retenir que les moments doux, même s’il y a également eu d’autres moments bien moins agréables.

Douceur de lui souhaiter un bon anniversaire au réveil
Douceur de l’amener à l’école avec un gâteau et des bougies pour la classe,de son « il était trop bon le gâteau maman »
Douceur de lui offrir ses cadeaux et de la voir les déballer, son émerveillement devant cette fameuse poussette que j’ai mis tant de temps à choisir et sa joie devant les deux autres petits cadeaux qui accompagnaient le gros.
Douceur de lui faire souffler sa bougie sur un gâteau ourson, ses préférés du moment, parce que je n’ai pas eu le temps de faire un second gâteau et que mince quoi, je veux la voir souffler sa bougie le jour J !
Douceur de son sourire, de ses yeux illuminés.

Doux anniversaire ma plus si petite fille qui me fait grandir chaque jour.

21 mois – Mr Perroquet

PetitChat des bois

PetitChat des bois

Encore (seulement) 3 mois avant les 2 ans de mon tout PetitChat (où donc a filé le temps ?) et pourtant il sait déjà le dire grâce à la nounou qui l’entraine sévère :

- Comment tu t’appelles ?
- Inan (c’est presque son prénom)
- Et tu as quel âge ?
- Deudan

Tu la vois la maman toute fondue ?

Mon PetitChat est bel et bien entré dans la phase perroquet : il répète tous les mots qu’il entend et commence même à faire des phrases.

C’est le temps de lire avec lui les imagiers pour nommer chaque objet, chaque animal et l’écouter répéter encore et encore chaque mot avec sa prononciation encore hésitante.
C’est le temps des chansons, qu’il chante avec nous. Il n’a pas encore les mots, mais les mélodies et les gestes qui accompagnent les comptines sont bien là.

Il aime les hitoi (histoires), la buzik (musique), les patu (voitures), les tou-tou (trains).
Il se précipite à la fenêtre quand il entend passer a bus ou a cahion (camion poubelle) et lève la tête pour regarder les avions dans le ciel.
Il dit bonjou maou au chat le matin.
Il me dit awa maman, onouné (au revoir maman, bonne journée) quand je le dépose chez sa nounou le matin.
Ses e tem (je t’aime) me font fondre.

Son autonomie et son petit caractère s’affirment de plus en plus. Non est probablement un des mots qu’il prononce le plus en ce moment.
Il sait très bien manifester son mécontentement et pique des grosses colères où il va jusqu’à se rouler par terre ou se laisser tomber en arrière (chose que sa sœur ne faisait pas). Pas de toute, le Terrible Two est dans la place.
quand il a un gros chagrin, il se recroqueville par terre comme le tout petit chat qu’il est. et là mon petit cœur de maman saine pour de bon.

Sa complicité avec sa grande sœur se développe de plus en plus. C’est un vrai bonheur que de les voir jouer tous les deux, de plus en plus ensemble.

Menteuse

Questions sans réponse

Questions sans réponse

A ma famille, à mes amis proches ou moins proches, je mens.
A la boulangère, la nounou de mon fils, la maitresse de ma fille, les parents que je croise à l’école ou au parc, les voisins, les commerçants, je mens.
A mes collègues au bureau, je mens.

Je mens par omission, je mens par facilité.

Parce que quand on me demande « ça va ? », c’est bien plus facile de répondre « oui » et de ne rien ajouter.

Parce que quand je réponds « non, ça ne va pas » viennent les questions, les pourquoi, les comment, les qu’est ce que tu vas faire ?
Parce que je n’ai pas toujours la réponse, parce que je n’ai pas toujours envie de la donner.
Parce qu’une question entraine toujours encore une autre question, et encore une autre.
Parce que les larmes ne sont jamais loin.

Parce que quand je dis « non ça ne va pas » viennent les regards de pitié, « Oh la pauvre » et l’air inquiet. C’est peut être contagieux ?
Parfois viennent aussi les regards admiratifs « mais comment fais tu ? moi je ne pourrais pas ». Moi non plus je ne peux pas. Je n’ai pas le choix. Je vis chaque journée sans penser à la suivante, j’accomplis chaque tache mécaniquement, parce qu’il faut le faire, parce que personne ne le fera à ma place.

Et puis après tout, ce n’est pas si grave. Après tout, tout le monde est en bonne santé, personne n’est mort. Alors passe à autre chose.
Pourquoi est ce que je ne peux pas simplement tourner la page et continuer ma route comme si de rien n’était ?

Quand on me demande « ça va ? » Je réponds « oui, oui » en rentrant la tête dans les épaules et en espérant qu’on ne m’en demande pas plus.
Je parle de choses et d’autres, je fais comme si de rien n’était.
Je mens par omission.
Je me donne l’illusion de la normalité pour quelques instants.

Couette alors ?

Épisodes précédents

Couette de grand

Couette de grand

Le PetitChat n’est pas le modèle de bébé qui s’endort à peine la tête posée sur le lit. Non. Il a besoin d’un temps plus ou moins long de papotage et gigotage en tout sens avant de fermer enfin ses petits yeux dans des positions parfois les plus invraisemblables qui soient.

Exemple samedi dernier : 45 minutes de java puissance mille avec tapage sur la tête et le pied du lit, cris et virage de gigoteuse. 2 fois.
Et, cherry on the cake, excitation mutuelle avec sa frangine (qui fini tout de même généralement par sombrer avant lui, me demandez pas comment elle fait avec ce boucan)

La décision est prise : on passe à la couette.
Peut être qu’il se débattra moins en cherchant son sommeil (la naïveté tu sais…) Et au moins, j’arrêterai les prises de catch pour la lui mettre (n fois) au coucher et ça sera plus facile de lui remettre la nuit en cas de besoin.

Je suis joueuse alors j’ajoute le passage à l’heure d’hiver et une petite poussée de fièvre pour faire bonne mesure.

 Day One : lundi – juste après le changement d’heure.

J’ai lavé la housse de couette et les housses de couette qu’utilisait MiA à peu près au même âge.
« Oh maman, I. il a une couette de fille ! » Hum. Pourtant j’ai pris la moins rose des deux. Et je lui ai commandé des housses rien que pour lui. Et j’y ai laissé un rein, rapport au fait que je n’ai pas commandé QUE des housses de couette. Re hum.

La java dure une bonne demi heure mais il me semble un poil plus calme / moins bruyant. Et quand je vais vérifier une fois qu’il ne fait plus de bruit, il dort sous la couette.

J’aurais quand même droit à un réveil hurlant à 23h30 (cauchemar) et un réveil à 6h30 (merci cette fichue heure d’hiver)

Day 2 : mardi – avec la fièvre en invité surprise.

Je suis de sortie (eh oui ça arrive), c’est le père qui gère le coucher.
Il s’endort comme une masse me dit il et n’avait pas de fièvre.

Quand je passe le voir en rentrant il est à l’envers et bouillant.
J’ai droit à un réveil et un lever à 6h30. Encore.

Day 3 : mercredi

Le PetitChat a tourné à 38 toute la journée et a été chonchon grognon ascendant relou.
Je prends pas de risque, je lui colle un doliprane avant d’aller au lit.

Il a du mal à s’endormir, je dois même y retourner. MAIS il dort une nuit complète et se réveille à 7h00.

J’y crois. Débutante.

Day 4 : jeudi

Encore 38 au coucher, encore un doliprane.
Cette fois il s’endort en tétant. C’est devenu rare le soir, signe d’une grosse fatigue.

Mais de nouveau un réveil vers 4h du matin et un lever à 6h00.

Bilan.

Après 4 jours d’utilisation, on ne peut pas dire que la couette ait simplifié les couchers ni amélioré les nuits.
Il va falloir attendre que les deux invités surprise s’en aillent pour faire un vrai bilan.
Mais comme je ne bataille plus pour enfiler la gigoteuse et que remettre la couette est quand même bien plus simple, on va la garder.
En plus j’ai reçu les jolies housses de couette. Ça serait diommage de pas en profiter.

L’étendue des dégats

Loutherbourg-Naufrage_en_grande_tempête

Dans la tourmente

4 mois.

4 mois qu’un soir, après avoir couché les enfants, il est parti. Comme ça, sans rien dire, ou si peu.

4 mois que j’essaie de rétablir un semblant de communication, que j’essaie de comprendre comment on a bien pu en arriver là. comment j’ai pu ne rien voir venir, comment j’ai pu être aveugle à ce point, pourquoi il ne me laisse pas la moindre chance.

4 mois de boule au ventre, d’angoisses incommensurables, de larmes.

4 mois que je tache de faire face, d’assurer seule le quotidien, que je m’efforce d’être un roc dans leur univers dévasté, que j’essaie de répondre à toutes leurs questions avec honnêteté et sans faux semblants.

4 mois que j’accepte (presque) sans broncher ses diktats : ses jours et heures de visites pas toujours prévisibles, son désengagement de plus en plus important dans la gestion du quotidien, l’absence totale de toute concertation, les engagements pris et non respectés.
4 mois que les enfants et moi sommes à sa disposition.

4 mois d’une coupe qui se remplit et qui déborde.

4 mois c’est bien assez, 4 mois c’est trop.

Trouver des ressources fiables : le défi des parents d’aujourd’hui {Vendredis Intellos – Mini debrief}

Aujourd’hui, je vous propose d’aborder la difficulté à trouver des ressources fiables lorsqu’on est parent ou lorsqu’on souhaite le devenir.

Cette quête d’information a été évoquée dans 3 contributions de la semaine dernière sur le blog des Vendredis Intellos :

  • La présentation d’un guide sur l’enfant de 0 à 3 ans, écrit par un pédiatre (Dr Alain Benoit) et une blogueuse bien connue (Natacha Guilbert alias Cranemou)
  • La présentation de plusieurs ressources pour aider à accompagner les familles confrontées au deuil périnatal
  • Un questionnement sur le choix d’une contraception d’urgence en fonction de l’IMC de la patiente.

L’intégralité de ce mini debrief est à retrouver ici en attendant les rencontres des parents 2.0 qui auront lieu à Toulouse ce week-end (et auxquelles je ne serai malheureusement pas). Ce type d’évènement est d’ailleurs à mes yeux une bonne aide pour trouver des ressources et évaluer leur fiabilité.

Le deal du matin

Le convoi

Le convoi

Le matin, c’est speed. Vraiment speed.

6h25, le réveil sonne. Écouter les infos d’une oreille distraite, un peu de musique, sortir du lit, donner ses croquettes au chat, appuyer sur le bouton de la cafetière, filer sous la douche, puis se sécher, s’habiller, ouvrir les volets de ma chambre et rabattre la couette sur le lit, se servir une tasse de café, allumer la radio et la tablette, boire une gorgée de café.

7h15, déjà l’heure de réveiller les toons. Entrer dans leur chambre, essayer de les réveiller le plus doucement possible.
PetitChat se met directement debout dans son lit et m’appelle, dit « Boujour », râle si je ne viens pas assez vite le chercher.
MiA a plus de mal à émerger, je l’appelle, l’embrasse, la chatouille et la caresse sous ses grognements à moitié endormis.
Prendre le PetitChat, l’emmener au salon pour lui donner sa tétée qu’il réclame à corps et à cris tout en se serrant dans les bras. MiA fini d’émerger et nous suit ou nous rejoint ou je vais la chercher une fois la tétée terminée selon son degré de fatigue.
Leur donner un Twibio à chacun (chocolat pour MiA, fruits pour PetitChat) ou un pain au lait suivant l’envie du moment.
Changer le PetitChat et l’habiller tout en motivant MiA pour qu’elle aille au toilettes et s’habille également.
Me brosser les dents avec un PetitChat qui m’imite, me maquiller en vitesse, finir de me préparer, finir de préparer les sacs des enfants (mais où est donc ce fichu doudou ?)

A ce moment là, on approche dangereusement de 8h. Le niveau de stress monte et le volume sonore aussi. (en fait il est généralement déjà bien haut parce qu’il y a toujours une raison pour que l’un ou l’autre soit frustré, refuse de coopérer et donc se mette à pleurer)
Faire migrer tout le monde dans l’entrée, mettre chaussettes, chaussures, gilets, manteaux, bonnets. Ramasser tous les sacs, ouvrir la porte, sortir, fermer la porte à clé « non PetitChat tu m’attends pour descendre les escaliers »  (en général il a déjà descendu 3 marches avant que je ne vienne lui attraper la main. hum)
Des cendre les escaliers, sortir dans la cour, récupérer la poussette dans le garage, y installer un PetitChat plus ou moins récalcitrant, accrocher tous les sacs aux poignées, fermer/ouvrir un manteau, mettre/enlever un bonnet (rayer les mentions inutiles).

Je m’estime contente quand notre convoi quitte enfin la cour de l’immeuble à 8h10. C’est rare.

Toute piste pouvant fluidifier le process est donc étudiée avec attention et testée soigneusement.

Un latin, MiA encore en pyjama, voulait à tout prix que je lui lise un livre.

Lire un livre euh ? avec le timing déjà si serré, je les case où les 3 minutes nécessaires pour un T’choupi (abnégation) ou un Bébé Koala (là ça passe déjà mieux)

Et puis un éclair se fait dans ma tête : « on lira l’histoire avant de partir, si on a tout fait ce qu’on avait à faire et qu’il reste du temps »
Elle commence par râler et pleurer, elle veut son histoire tout de suite. Mais j’insiste. Et elle fini par s’habiller presque sans rechigner, accepte de se laisser coiffer sans que j’aie à lui courir après dans tout l’appartement.
Ce matin là, on était plutôt à l’heure, je n’ai quasi pas crié et l’histoire a été lue.

Petite victoire.

Le lendemain, MiA veut s’habiller en premier et est prête en un tour de main.
Le jour suivant, elle veut dessiner et accepte sans rien dire le deal « tu te prépares et ensuite tu peux dessiner »

Le deal du matin, ça fonctionne donc. (sur la presque 4 ans notons, sur le 20 mois c’est pas encore à sa portée)
Reste à le rôder et en faire quelque chose d’automatique pour qu’il s’intègre à notre routine et qu’on n’aie plus à y penser.