Le deal du matin

Le convoi

Le convoi

Le matin, c’est speed. Vraiment speed.

6h25, le réveil sonne. Écouter les infos d’une oreille distraite, un peu de musique, sortir du lit, donner ses croquettes au chat, appuyer sur le bouton de la cafetière, filer sous la douche, puis se sécher, s’habiller, ouvrir les volets de ma chambre et rabattre la couette sur le lit, se servir une tasse de café, allumer la radio et la tablette, boire une gorgée de café.

7h15, déjà l’heure de réveiller les toons. Entrer dans leur chambre, essayer de les réveiller le plus doucement possible.
PetitChat se met directement debout dans son lit et m’appelle, dit « Boujour », râle si je ne viens pas assez vite le chercher.
MiA a plus de mal à émerger, je l’appelle, l’embrasse, la chatouille et la caresse sous ses grognements à moitié endormis.
Prendre le PetitChat, l’emmener au salon pour lui donner sa tétée qu’il réclame à corps et à cris tout en se serrant dans les bras. MiA fini d’émerger et nous suit ou nous rejoint ou je vais la chercher une fois la tétée terminée selon son degré de fatigue.
Leur donner un Twibio à chacun (chocolat pour MiA, fruits pour PetitChat) ou un pain au lait suivant l’envie du moment.
Changer le PetitChat et l’habiller tout en motivant MiA pour qu’elle aille au toilettes et s’habille également.
Me brosser les dents avec un PetitChat qui m’imite, me maquiller en vitesse, finir de me préparer, finir de préparer les sacs des enfants (mais où est donc ce fichu doudou ?)

A ce moment là, on approche dangereusement de 8h. Le niveau de stress monte et le volume sonore aussi. (en fait il est généralement déjà bien haut parce qu’il y a toujours une raison pour que l’un ou l’autre soit frustré, refuse de coopérer et donc se mette à pleurer)
Faire migrer tout le monde dans l’entrée, mettre chaussettes, chaussures, gilets, manteaux, bonnets. Ramasser tous les sacs, ouvrir la porte, sortir, fermer la porte à clé « non PetitChat tu m’attends pour descendre les escaliers »  (en général il a déjà descendu 3 marches avant que je ne vienne lui attraper la main. hum)
Des cendre les escaliers, sortir dans la cour, récupérer la poussette dans le garage, y installer un PetitChat plus ou moins récalcitrant, accrocher tous les sacs aux poignées, fermer/ouvrir un manteau, mettre/enlever un bonnet (rayer les mentions inutiles).

Je m’estime contente quand notre convoi quitte enfin la cour de l’immeuble à 8h10. C’est rare.

Toute piste pouvant fluidifier le process est donc étudiée avec attention et testée soigneusement.

Un latin, MiA encore en pyjama, voulait à tout prix que je lui lise un livre.

Lire un livre euh ? avec le timing déjà si serré, je les case où les 3 minutes nécessaires pour un T’choupi (abnégation) ou un Bébé Koala (là ça passe déjà mieux)

Et puis un éclair se fait dans ma tête : « on lira l’histoire avant de partir, si on a tout fait ce qu’on avait à faire et qu’il reste du temps »
Elle commence par râler et pleurer, elle veut son histoire tout de suite. Mais j’insiste. Et elle fini par s’habiller presque sans rechigner, accepte de se laisser coiffer sans que j’aie à lui courir après dans tout l’appartement.
Ce matin là, on était plutôt à l’heure, je n’ai quasi pas crié et l’histoire a été lue.

Petite victoire.

Le lendemain, MiA veut s’habiller en premier et est prête en un tour de main.
Le jour suivant, elle veut dessiner et accepte sans rien dire le deal « tu te prépares et ensuite tu peux dessiner »

Le deal du matin, ça fonctionne donc. (sur la presque 4 ans notons, sur le 20 mois c’est pas encore à sa portée)
Reste à le rôder et en faire quelque chose d’automatique pour qu’il s’intègre à notre routine et qu’on n’aie plus à y penser.

J’ai allaité, j’allaite (et j’allaiterai)

Ces moments là...

Ces moments là…

J’ai commencé ce post il y a bien longtemps : PetitChat avait un mois à peine. Je n’y avais pas touché depuis.
Pourtant, il y a un longtemps que j’ai l’envie d’écrire sur mon allaitement, de raconter ces instants partagés à deux, puis à trois et maintenant de nouveau à deux.

Le moment est venu.
(Et le fait que la Semaine Mondiale de l4allaitement Maternel ait lieu justement en ce moment n’est qu’une simple coïncidence)

On m’aurait dit il y a quelques années que je co allaiterais mes deux enfants, je n’y aurais pas cru.
Et pourtant…

(Attention, post fleuve et complètement décousu – bravo à celles / ceux qui liront tout)

Lire la suite

De l’éducation au Bonheur {Vendredis Intellos – Mini Debrief}

Ces dernières semaines sur les Vendredis Intellos, nous avons évoqué l’éducation de nos enfants au bonheur. Cela passe forcément par notre propre éducation au bonheur. Il est à mon sens impossible de rendre qui que ce soit heureux si on ne l’est pas soi même un tout petit peu.

Il y a du boulot !

Voici les pistes qui nous sont proposées au travers des contributions de valsita et de phypa :

Faire sentir à nos enfants mais aussi à nos amis, parents, conjoints qu’ils ont de l’importance pour nous. Leur dire et leur montrer au travers de nos actes et de nos comportements vis à vis d’eux.

Utiliser la pédagogie positive pour donner envie d’apprendre et réussir à améliorer son attention et sa concentration.

L’intégralité de ce mini debrief et toutes les contributions sont à retrouver sur le blog des Vendredis Intellos.

E.T.

Parler, évoquer des souvenirs, replonger dans l’enfance.

Mon premier cinéma, avec mon père, Star Wars et les étoiles dans mes yeux.
Mon second, E.T., avec, la scéne du frigo et mon « oh la la » catastrophé qui avait fait rire toute la salle.

Et puis…

- Mais c’est triste E.T., ça fait pleurer non ?
– Oui c’est vrai. Il s’en va à la fin. Mais il n’a pas le choix : s’il reste il meurt. Il est tout malade, tout amaigri. La Terre le tue… Il doit partir.

Changer de sujet, vite. Passer à autre chose.

Suis je cet enfant qui doit laisser partir l’être aimé car elle le tue ?
Suis je celle qui doit accepter de partir pour survivre ?

Suis je celle avec qui personne ne peut rester ? Celle qui casse tout, abime tout ?

Condamnée à être seule, pour l’éternité.

Les larmes coulent. Intarissables.

19 mois – Mr Autonomie

PetitChat qui grimpe...

PetitChat qui grimpe…

Il y a quelques jours, mon tout PetitChat est né a eu 19 mois.

Et le moins que l’on puisse dire est qu’il m’épate par l’autonomie qu’il prend.
Est ce que c’est par ce que c’est un second ? Que son compagnon chez la nounou est plus âgé que lui ? Qu’il n’a finalement que très peu de contacts avec des plus petits que lui ?
Est ce parce que je suis souvent seule avec les deux ? Est ce que je lui en demande plus ?
Ou plus simplement est ce son caractère ?
En tout cas il est bien plus autonome que sa sœur au même âge (voir même que sa sœur actuellement, mais c’est un autre sujet)

Il marche court et grimpe. Partout. Petit singe est son 2ème surnom.
Il maitrise très bien le toboggan du parc, filet compris.
Il monte et descend les escaliers.
Je l’ai déjà retrouvé assis sur la table, oui oui…

Au parc il vit sa petite vie, tranquille. Il se balade, explore ce petit univers, joue et ne vient me voir ou ne l’appelle que lorsqu’il a besoin d’aide ou d’un gros câlin.

Il participe quand on l’habille et est même capable de mettre ses chaussures tout seul.
Il mange tout seul, en utilisant fourchette et cuiller. Et aussi ses doigts, ses cheveux… Petit Cochon, son 3ème surnom. Et Petit Ogre, capable de s’avaler 2 gouters chez sa nounou et un 3ème quand on vient le chercher.

Il est capable de jouer ou lire seul tranquillement de longues minutes.
Il voue d’ailleurs une véritable passion aux livres. Il faut le voir choisir son livre dans la bibliothèque et aller s’installer pour le lire, ou me l’apporter et se laisser tomber sur mes genoux pour que je lui lise.
Sa seconde passion : tout ce qui roule, des trains aux petites voitures. Il voue une véritable passion à une petite 2CV jaune à moitié en ruines.

Il parle de plus en plus. Le nombre de mots qu’il répète et apprend chaque jour est impressionnant.

Il aime (en vrac) pousser la poussette des poupées, câliner ces mêmes poupées, dessiner, les bananes, les pom’potes, les Twibios – bon OK, la bouffe en général – regarder les avions passer dans le ciel et les bus dans la rue, le vélo, sa brosse à dents.

Beaucoup moins drôle mais logique et normal : il entre à son tour dans la phase d’opposition. Le Terrible Two est de nouveau parmi nous…

Rêvons l’avenir… Et changeons le ! {Vendredis Intellos – Mini Debrief}

La semaine dernière, sur les Vendredis Intellos, on s’interrogeait sur notre avenir et comment faire pour qu’il corresponde plus à nos rêves ?

La première contribution que je commente parle de l’école et de ce qu’il faudrait y changer pour y retrouver le plaisir d’apprendre. Apprendre pour le savoir en lui même et non pour la récompense (note ou diplôme).
Cette motivation par la carotte (qui commence bien trop tôt : la maitresse de ma fille – en Moyenne Section donc – distribue des bombons le vendredi si la semaine s’est bien passé. HUM.) est bien plus fragile que le véritable intérêt pour le sujet étudié.
De profondes modifications sont à apporter à l’école et le fait d’avoir classe le mercredi matin ne va en rien modifier la donne.

La seconde s’attaque à la colonisation de nos esprits par la société de consommation et aux diktats du capitalisme.
Et on se rend compte que cette colonisation commence quasiment dès le berceau et qu’elle est partout : dans les médias, l’éducation, notre façon de consommer, nos valeurs et modes de vie.
Décoloniser nos esprits est donc une affaire de famille Cela nous ouvre la voie vers un mode de vie où nous serons plus libres de nos pensées et de nos choix.

Dans les deux cas, la route est longue. Mais l’espoir est là.

Retrouvez l’intégralité de ce mini-debrief et l’ensemble des contributions de la semaine sur le blog des VI.

Tranquille

PetitChat, 18 mois déjà. Presque 19 même si on y pense bien.

Hier soir, le repas était fini, les enfants sortis de table.
La table était presque débarrassée. Il restait un pot de compote entamée que MiA n’avait pas voulu finir et le bâtonnet d’esquimau qu’elle avait utilisé comme cuiller.

Je tourne le dos quelques instants.

Et je retrouve mon PetitChat, tranquille, installé sur la chaise de sa frangine en train de se taper la compote de sa sœur.

« Ça va mon Petit Chat ? »
Il acquiesce, Fier comme un paon, hilare.

Ce bébé est magique.