Jusqu’au bout

Jusqu’au bout elle m’aura fait chier (et je reste polie)
Qui ça ? L’autre maman avec qui nous partageons la nounou.
Quand nous avons commencé cette garde partagée, je me disais que ça serait chouette, qu’on allait trouver des amis et que nos filles grandiraient ensemble et resteraient potes longtemps.
En fait, je ne pense pas qu’on gardera le contact une fois que ça sera terminé. Notre seul point commun avec les parents est d’avoir des enfants du même âge. Ça s’arrête là.
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Dans la peau de la méchante

Je suis dans la peau de la méchante, la patronne qui licencie et envoie à l’ANPE.

Après moult réflexions, hésitations et atermoiements, nous avons avec l’autre famille pris la décision de licencier SuperNounou.
C’est vrai qu’on avait parlé rupture conventionnelle, qu’elle l’avait accepté voire même réclamé.
Mais en commençant à préparer la procédure (bien plus lourde qu’un licenciement au passage), on s’est rendus compte que ça n’était vraiment pas une bonne idée : apparemment elles sont systématiquement refusées dans le cas d’une femme enceinte. Se taper tout le processus (entretien, dossier, commission,avec les délais que ça implique) pour au final récolter un refus et se retrouver à la case départ, merci mais non.

Donc licenciement.
L"entretien préalable n’a pas eu lieu, SuperNounou n’est pas venue.
La lettre recommandée est partie et est arrivée. Le préavis est donc démarré, il dure un mois.

J’aurais vraiment aimé pouvoir faire les choses autrement, j’aurais vraiment aimé ne pas avoir à écrire ces mots "nous allons supprimer votre poste et par conséquent vous licencier"
Mais comment faire autrement ?
Être employeur en fait, ça n’est pas si simple.

Et sinon, on va inscrire la boulette à la crèche la semaine prochaine, on va peut être aussi se mettre à préparer les vacances d’aout (vivement !)… la vie suit son cours.

Et vlan

Ce matin là, j’étais de bonne humeur.
Il faisait presque beau, on n’était presque pas en retard et MissAngus n’avait presque pas râlé avant de partir.
On aurait pu dire que la journée commençait bien.

Et puis vlan, je suis arrivée chez la co-famille pour y déposer ma fille avant de partir travailler.
J’ai été accueillie par la maman de l’autre petite, accusatrice et vindicative.
La raison : ma fille taperait la sienne, et ça serait souvent elle qui commence. Et la veille, elle aurait été témoin d’un incident "particulièrement violent"

Évidement, ça en a aussitôt été fini de ma bonne journée qui commençait. Ma bonne humeur a été remplacée par une jolie boule au ventre qui m’a tenu compagnie jusqu’au soir.

Je veux bien croire que ma fille tape plus l’autre mais quand je la dépose le matin, ce que je vois, c’est l’autre petite qui se jette systématiquement sur elle pour lui piquer son doudou.
Et qui lui pique toujours le jouet qu’elle vient de prendre.
Et qui la tape, parfois violemment.

C’est normal que 2 petites filles de cet âge là se disputent, normal qu’elles veuillent le jouet que l’autre a dans la main.
Bien sur qu’on explique à MissAngus qu’il ne faut pas taper, qu’on la repend à chaque fois qu’elle fait mine de lever la main en lui disant qu’il ne faut pas faire ça. On lui montre les caresses à la place.
C’est vrai qu’en ce moment, elle est plus violente avec nous que d’habitude. Mais ça ne me semble pas excessif non plus.

Je ne comprend pas ce que cherchait l’autre maman en montant cet incident en épingle.
A me fiche le bourdon ? C’est réussi.
Je n’ai pas de solution miracle pour empêcher ma fille de taper.
Je n’ai pas envie, je ne vois pas l’intérêt de tenir le compte du nombre de fois où nos filles se tapent et de savoir qui a commencé.
L’intervention des parents dans les querelles des enfants me semble inutile, voire dangereuse, ou au moins contre productive puisque nous ne pouvons le faire qu’à postériori.
Même avec des enfants plus grands, je ne pense pas qu’il soit possible de démêler vraiment qui a fait quoi, qui a commencé. Mais là, avec des enfants de 18 mois, qui ne verbalisent que peu et qui sont dans l’instant présent, je ne vois vraiment pas l’intérêt.

Cet incident ne fait que confirmer mes doutes de la semaine dernière : MissAngus ne se sent pas très bien avec Nounoubis, chez la co-famille.
Et la source du problème est double : il y a Nounoubis qui n’explique pas assez, ne parle pas assez aux filles lorsqu’elles se disputent et qu’elle les sépare.
On l’a re briefée, j’espère que ça va porter ses fruits.

L’autre problème est que la garde se passant exclusivement chez la co-famille, le terrain n’est pas neutre et je pense que ça commence à se ressentir.
Et puis elles ne sont que 2, pas possible d’aller voir un autre enfant quand ça ne va pas ensemble.
Vivement que ça se termine tout ça.

En vrac, again

Encore un post en vrac, ces temps ci c’est tout ce à quoi j’arrive.
Et pourtant, il y en a des sujets qui mériteraient que je leur consacre un post complet. A commencer par les 18 mois de ma bébé et ses progrès fulgurants en matière de langage et de communication. Une vraie pipelette, j’en reparle bientôt.

C’est pas le seul sujet qui mériterait que je m’y attarde, il y a aussi mon job, mes lectures…
Oui, j’arrive à lire de nouveau, ceci grâce à mon job : j’ai plus de temps de trajets alors je peux lire plus longtemps dans le RER.
Il faut bien y voir du positif hein. Nan mais ce n’est pas la seule chose positive à mon augmentation de temps de trajets. Je ne suis quand même pas maso au point d’accepter de passer plus de temps dans les transports en commun juste pour pouvoir lire un peu plus.
De ça aussi il faudra que je reparle, mais pas aujourd’hui.

Aujourd’hui, j’ai 3 petites choses à raconter.

Cette semaine, j’ai pour la première fois depuis sa naissance loupé le coucher de ma fille.
Je suis sortie un soir pour diner avec des amis. En solo, en laissant MissAngus à son papa.
La soirée s’est bien passée et elle s’est même endormie sans téter. (son père a juste du y retourner 3 fois pour la rassurer et elle s’est réveillée une fois dans la nuit)
J’ai culpabilisé avant mais pas pendant et j’ai même bien profité de ma soirée.
Bilan positif donc.

Hier soir, c’est moi qui ai récupéré MissAngus chez la cofamille.
Bien sur j’étais en retard, on peut toujours compter sur le RER pour être merdique le soir où tu dois VRAIMENT être à l’heure.
J’ai été accueillie par des pleurs (de décharge) et une demande très claire : "téter" – signé et dit – je vous ai dit que c’est une pipelette et qu’elle a fait des progrès énormes en matière de langage ? ah oui.
Mais voilà, ce n’était pas vraiment le lieu, ni le moment. Je savais bien que l’autre maman avait envie que je me barre histoire de rester tranquille avec sa fille. Et je n’avais pas spécialement envie de m’attarder.
Je dois dire que je suis capable d’allaiter n’importe où, y compris dans la rue, sur une aire d’autoroute ou dans le métro. Mais pas chez la cofamille. Je l’ai déjà fait chez eux, mais je n’étais pas à l’aise.

Donc j’ai refusé la tétée à ma fille qui en avait clairement envie et besoin.
Et j’avais beau avoir envie de lui donner ce réconfort, je n’ai pas "cédé" malgré son chagrin immense (et le mien.
Ses pleurs se sont calmés sitôt sorties de l’appartement, à peine arrivées sur le palier.
Ma culpabilité elle, demeure.

Et puis surtout, ça fait pratiquement 2 semaines que MissAngus ne mange quasi rien le midi avec la nounou.
On a accusé la chaleur la semaine dernière, mais cette semaine les températures sont bien plus fraiches et c’est idem.
C’est nous qui fournissons ses repas et nous n’avons rien changé à leur composition ni à leur préparation.
Le gouter se passe bien, de mêle que tous les repas pris avec nous.

Je suis désarmée, je ne voudrais pas que cette situation perdure mais je ne sais pas quels conseils donner à la nounou.
Il reste encore 2 mois 1/2 à tenir avant nos vacances d’été.

Vrac d’avril

Oui je sais, on est en mai. je suis en retard, comme toujours. En même temps à voir la météo en ce moment, on se croirait en mars ou en novembre. Pas en mai. Et pourtant, on est en mai et le chauffage collectif de mon immeuble est encore en fonctionnement (et heureusement !). Je crois que je n’ai jamais vu ça.
Alors voilà quelques news, en vrac parce que je n’ai pas vraiment le temps de faire mieux.

The Artist

Je n’ai pas fait le bilan mensuel des 17 mois de MissAngus. Et vu le temps qui reste avant ses 18 mois, je vais le zapper pour la première fois. (et donc essayer de ne pas me louper sur les 18 mois, en plus c’est une étape)

Elle progresse chaque jour, en particulier sur le langage, c’est hallucinant.
Plein de nouveaux mots ont été appris, dont bébé, tétée (qu’elle dit ET signe donc), doudou…
Elle commence à faire de petites phrases. Sa première : "papa pa’ti" un week-end où l’homme était de garde. Mon p’tit cœur de maman a saigné et s’est gonflé de fierté en même temps.

Côté nounous…
SuperNounou (qui a largement perdu son titre de Super en fait) est toujours en arrêt. Les seuls échanges que j’ai avec elle sont par SMS et concernent ses fiches de paie que l’Assurance Maladie n’a pas reçues, alors que nous avons fait un envoi groupé avec l’autre famille.
En ce qui concerne la fin de son contrat, j’ai essayé de me renseigner en envoyant un mail à Pajemploi.  Les échanges qui ont suivi sont juste à pleurer de rire tellement ils sont pathétiques. A croire que c’est un robot qui écrit, pour me sortir des réponses toutes faites en copier / coller et ne surtout pas répondre à la question principale.
Mais la breaking-news du jour, c’est qu’elle accepte (réclame même) une rupture conventionnelle. Ben oui, elle s’est rendu compte que les ASSEDICS c’est plus rentable que l’Assurance Maladie. (et en plus elle nous réclame ses 25 jours de congés payés alors qu’elle a tout pris -et même plus – par anticipation. ha ha)
Je suis contente qu’on aille vers une issue correcte pour tout le monde, même si ce n’est pas fait : il y a tout un dossier à faire et il doit passer devant une commission administrative… Pourvu que ça soit accepté !

Pendant ce temps, Nounoubis a repris le flambeau, et je dois dire qu’elle nous sauve la mise.
Non seulement elle a répondu présente pour garder les filles au pied levé et est ok pour travailler avec nous jusqu’à la rentrée de septembre (hormis ses vacances en aout) mais en plus, elle a pris de l’assurance et s’est nettement améliorée.
Elle s’occupe bien des filles, leur propose des activités et les fait sortir 2 fois par jour sauf pluie.
Le point noir, c’était ses congés en aout, alors que mon homme était obligé de poser en juillet. Il a finalement pu transiger et poser 2 semaines en aout donc de ce côté là, ça roule.

Et moi ?
Moi je suis crevée, d’humeur bluesy sans que je sache trop pourquoi.
Météo pourrie, besoin de vacances, ras le bol de ces tracas administratifs ?
Un peu de tout ça sans doute.
Espérons que la semaine de vacances prévue la semaine prochaine me fasse du bien et me permette de repartir de l’avant.

Oui, pour finir ces brèves sur une note positive, la semaine prochaine nous serons en vacances et nous serons même en vadrouille dans le sud de la France (mais pas au bord de la mer, snif)