Désorganisatrice professionnelle

Ma mère. Cette professionnelle de la désorganisation, du plan qui change à la dernière minute (seconde même).

C’est le deuxième anniversaire de ma fille, c’est la deuxième année que je laisse ma mère organiser une petite réunion de famille pour le fêter avec ma tante et mes cousins.
Ma tante et mes cousins habitent dans Paris et détestent en sortir et le disent clairement. Mais mère n’aime pas non plus, même si elle prétend le contraire.
La laisser organiser ce genre de petite fête permet donc de garder des liens avec ma famille. Liens qui sont assez distendus bien que nous soyons assez proches géographiquement. Lire la suite

A distance

A l’annonce de ma grossesse, puis à la naissance de MissAngus, ma tante était folle de joie.
Elle était ravie de l’arrivée de ce bébé dans la famille, voulait la voir souvent, la voir grandir.

J’étais agréablement surprise que ma tante veuille avoir une vraie relation avec ma fille. Ma tante, bien que ma marraine, et moi n’avons pourtant pas des masses de relations. On ne s’appelle quasi jamais et on doit se voir 3 ou 4 fois par an. J’espérais qu’on allait se rapprocher.
Force m’est de constater que ça n’est pas le cas.

Ma tante est par ailleurs une droguée de travail, une hyperactive hyperbookée. Toujours des rendez vous, des réunions, des choses à faire. Elle n’a jamais de temps morts.

Elle a vu ma fille 3 ou 4 fois depuis sa naissance, dont une à la maternité et la dernière pour son anniversaire (il y a 5 mois). Depuis qu’elle est née, nous n’avons fait aucune fête en famille.
Elle s’y intéresse : elle se jette sur les photos pourries que ma mère rend avec son téléphone, utilise les comptes FacBook de ses fils pour voir les quelques photos que j’y mets.
Elle lui offre des cadeaux à chaque occasion : naissance, anniversaire, ‘hannoukkah… (qui me sont la plupart du temps remis par ma mère, puisqu’on ne se voit pas)

Dernièrement, elle est allée à New york et a rapporté à Missangus un t-shirt "I ♥ N-Y". Ma mère est chargée de le transmettre, et ça urge apparemment.
Comme je suis solo ce week-end et que je n’ai rien de prévu, j’ai proposé à ma mère d’aller la voir. Ça m’occupe et comme elle va pouvoir me lacher la grappe avec me donner ce fameux t-shirt.

Ma mère me donne ses disponibilités : "samedi pas de soucis, dimanche c’est bon aussi… ah non attends, samedi je dois voir ta tante à 16h donc faudrait que ça soit avant."
J’ai rien dit mais j’ai pensé "c’est bizarre, ma tante ne veut pas me voir ou quoi ?"

Et puis ce matin, elle me SMS : "j’ai annulé avec ta tante, comme ça je suis libre toute la journée"
Là j’ai vraiment été triste.Très. Je ne comprend pas.
Je suis redevenue cette toute petite fille qui n’a pas le droit de sortir de sa chambre parce que sa tante ne supporte pas de voir les enfants des autres. Même ceux de sa sœur, même sa filleule. (ma tante a depuis cet épisode eu 3 enfants)

Ma tante veut une relation avec ma fille. elle ne lui offre que de la distance.

Ma mère, les vacances et les emails

Quand ma mère part en vacances (entre 2 et 3 fois par an), c’est plutôt silence radio.
T’es déjà bien content quand tu reçois un pauvre SMS une semaine après pour dire qu’ils sont bien arrivés.

(Ma tante, sa soeur, a par contre le privilège de pouoir la suivre en temps réel. Et pense à mes transmettre un résumé au bout d’une semaine, plus ou moins.
Cette année n’a pas échappé à la règle avec un coup de fil de ma tante, tir groupé pour mon anniversaire (1 semaine après – à une époque, ça me vexait que ma tante (qui est ma marraine aussi) me souhaite mon anniversaire avec une bonne semaine de retard, voire pas du tout. Maintenant, je m’en fiche complètement. Ce qui est certainement une preuve de maturité.) et les news de ma mère (6 jours après son départ) – fin de cette longue parenthèse, ce nest pas de ma tante dont je voulais parler).

En bonne fille indigne, ça ne me gène pas plus que ça de ne pas avoir de nouvelles de ma mère pendant qu’elle est en vacances. D’une part, je pars du principe que pas de nouvelles, bonnes nouvelles (j’ose espérer que si problème il y avait, ma tante mettrait moins de temps à transmettre l’info).
Mais surtout, ça me déduanne du fait que je lui donne assez peu de nouvelles quand c’est MOI qui part. Parce que là, je me tape un paquet de reproches à base de "tu pourrais donner des nouvelles, quand même". auquel je répond systématiquement par un "je donne autant de nouvelles que toi". Et toc.

Quand ma mère écrit un mail, il fait 2 lignes à tout casser. Ecrit en style télégraphique, pas de ponctuation, pas de retour à la ligne. Ou si peu.
Et pourtant, ce n’est pas faute de lui avoir expliqué qu’on ne paie pas un mail au nombre de mots écrits, que d’ailleurs on ne le paie pas du tout, que de la ponctuation et des auts de lignes, ça aère et ça rend plus lisible. Ca n’a eu aucun effet, ou si peu.
Pour une instite (à la retraite depuis fin juin, argl), ça la fout mal je trouve.

Cette année avant son départ, j’ai eu droit à moultes promesses (alors que je n’avais absolument rien demandé) à base de "on donnera des nouvelles, c’est promis. on enmène le pc alors on enverra des mails".
OK.

Voici donc le mail que j’ai reçu hier soir, soit une semaine tout pile après son départ :

Salut, ce n’est parce que nous sommes en vacance que nous ne voulons plus de nouvelles. Merci de nous raconter comment vous allez. Grosses biz

C’est vrai, ya de la ponctuation. Et un retour à la ligne.
Pour le reste… je préfère en rire.

Vrac

  • Après 2 mois de quasi indifférence (il a quand même appelé régulièrement pour prendre des nouvelles), le grand-père a décidé de venir rencontrer sa petite fille ce samedi.
    Il a choisi pile le week-end où mon Homme est de garde et où donc il ne sera pas là. Du tout.
    Je suis ravie bien entendu.
  • Ce week-end de garde de mon homme me stresse et m’angoisse au possible. Je vais passer 2 jours et 2 nuits toute seule, en tête à tête avec mon bébé.
    Certaines en seraient ravies, moi pas. J’ai besoin de la présence de mon homme le soir quand il rentre, j’ai besoin des week-ends à 3.
    On survivra, forcément, mais ça va être dur.
  • Ma puce a eu ses premiers vaccin hier. Ça n’a pas été une partie de plaisir.
    Le patch Emla était mis au mauvais endroit parce que j’avais mal pigé les instructions donc il lui a rougi les jambes pour rien.
    Ma bébé a hurlé lors des injections, bien qu’elle ait été au sein. Ça m’a bien sur fendu le cœur.
    A priori, pas de fièvre mais un bébé bien grognon hier soir, et qui a mal dormi cette nuit. Moi aussi du coup.
    Et dans un mois, on remet ça… (je suis absolument pour les vaccins hein, ne nous méprenons pas)
  • Ma quête de la perle rare (aka mode de garde) ressemble à la recherche d’une aiguille dans une motte de foin. Ma seule piste un peu positive est loin de me plaire à 100%. Et c’est ma seule et unique piste.
    Du coup, je ne sais pas si et quand je vais reprendre le travail. Et je suis hyper ambivalente à ce sujet. Ca mérite d’ailleurs un post à lui tout seul, qui viendra dès que j’arriverai à mettre mes pensées au clair.
  • Plus personne ne me laisse de commentaires, je suis trop triste.
  • A part ça, ça va bien.
    Ma bébé est tonique et éveillée, elle sourit et gazouille de plus en plus.
    Le bon lait de sa maman lui profite bien, les vêtements en taille 3 mois seront bientôt trop petits.

To be continued…

Le grand-père

Le grand-père paternel de ma fille n’a toujours pas rencontré sa petite-fille.
Et tout compte fait, belle-fille indigne que je suis, ça m’est bien égal. Pas envie de l’avoir dans les pattes, de faire de la diplomatie, d’arrondir les angles entre le père et le fils.
J’évite de penser que pour ses 2 premiers petits-enfants il s’est précipité la maternité à peine sa fille avait accouché.

Du côté maternel…
Mon papa est décédé et ma mère a un compagnon que je ne supporte que pour le bien qu’il faut à ma mère.
Aujourd’hui, il a dit qu’il voulait tenir le rôle de grand-père pour ma fille. Ça partait d’un bon sentiment, j’en suis bien consciente.
Ce n’est pas que je ne veux pas de lui dans la vie de ma fille.
Mais voilà, son grand-père, c’est mon papa et il n’est plus là. Et personne ne peut prendre cette place. Il y a des tas d’autres places disponibles dans l’entourage de mon bébé, mais celle du grand-père n’est pas libre.
Aujourd’hui, je réalise à quel point il me manque, à quel point il me manquera toujours, éternellement.
J’aurais tant voulu lui présenter mon bébé, sa petite-fille. J’imagine comme il l’aurait aimée, comme il aurait été fier d’elle. Et je réalise que ça n’arrivera pas.