Le blues de Nowell

J’ai plusieurs notes bluesy / coup de gueule en préparation. ça sera celle là en premier, bien que pour le moment la moins avancée, parce qu’elle explique un peu le pourquoi de mon état du moment : je hais les fêtes de fin d’année, surtout celle du gros barbu en rouge de chez coca.

Tous les ans à même époque, depuis quelques années, ça ne loupe pas : le sournois blues de Nowell s’en prend perfidement à moi.

Pourtant au départ, j’aimais bien ça.

Enfant, le sapin, les décorations, les cadeaux, le père Noël (il faut bien le citer), la magie dans les yeux, les réunions de famille….
J’en garde un bon souvenir.

A cette époque, le Père Noël était cool avec moi, et les familles faisaient semblant de pouvoir se voir, pour ne pas nous gâcher la fête, à nous les enfants.

J’ai 2 anecdotes de cette époque : une année,  persuadée de ne pas avoir été assez sage, je refusai de quitter ma chambre pour aller voir mes cadeaux sous le sapin.
Pendant ce temps, mon père, qui avait passé une partie de la nuit à monter les jouets et mettre en place une belle mise en scène, attendait caméra au poing.
(aucun souvenir de celle là, on me l’a racontée)

Une autre année, personne ne sait pourquoi, je ne voulais pas lâcher ma pelle. Celle qui me servait à jouer au bac à sable oui. ça je m’en souviens plus ou moins.

Plus tard, mon frêre et moi décidions qu’il ne fallait plus féter Noël, mais Hannoukkah. (fête que personne n’arrive à me faire détester, mais c’est pas faute d’essayer. surtout cette année, mais ils ne m’auront pas)
Plus de sapin, plus de déco (la plus punie en ce temps là fut ma maman), juste un chandelier à 9 branches, une fête qui dure 8 jours, des lumières, des bougies…

A cette époque là encore, pas d’aversion pour les fêtes de fin d’année.

Plus tard encore, je me fis opérer du dos.
6 semaines d’hospitalisation, une année scolaire de convalescence (plus ou moins)
Et les infirmières du service : tu en as de la chance, tu vas être chez toi pour Noël.
Sauf que.
Sauf que chez moi, en ce temps là, on ne fétait plus noël chez moi.
Et, hasard du calendrier hébraïque, cette année là, Hannoukkah était bien en avance sur le barbu rouge. Je l’ai donc fété hospitalisée.
J’avais 18 ans, ça commençait à se gater…

Plus tard encore, je rencontrai mon homme.
Très vite, nous nous installions ensemble : on ne pouvait plus se passer l’un de l’autre…

Lui fétait Noël chez son papa, famille au sens strict du terme : lui, sa sœur et son père un point c’est tout. (cette coutume venait en fait de l’ex de la belle-sœur, chez lui c’était comme ça, donc pas question d’accueillir les pièces rapportées.
Moi je restai à Paris, seule le plus souvent. Je n’aimais pas cette période, mais ça ne me dérangeait pas tant que ça. ça passait.

Plus tard, les coutumes familiales évoluèrent, nous eûmes des réveillons plus ou moins sympathiques, soit avec le père, soit avec la mère de mon homme (les 2 ensemble c’est pas compatible). Avec sa sœur aussi.
L’an dernier fut même très réussi : son père, sa sœur et son chéri étaient venu chez nous, avec P’tite nièce âgée de 6 mois à ce moment là.

J’ai cru cette année là que Noël allait retrouver sa magie, grace aux enfants de la nouvelle génération. D’autant que P’tite nièce a maintenant un cousin.
Naïvement, je pensais que je pourrais faire partie de la fête pour eux, que je pourrais voire les étoiles dans leurs yeux, comme celles que j’avais petite. Je pensais même, folle que je suis, que je pourrai en allumer certaines, que ce soit devant un sapin de Noël ou un chandelier de Hannoukah.

Eh bien non, cela ne sera pas.
Tant pis pour moi, je vais fermer les yeux et attendre 2009.

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Une réflexion sur “Le blues de Nowell

  1. Pingback: Santa’s comming | Procrastineries

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