Terrible Two

On a beau le savoir, s’y être préparé, avoir lu sur le sujet, avoir vu ses copines râler sur Twitter ou sur leur blog…

On n’est jamais prêt en fait.

Le Terrible Two se pointe un jour, insidieusement. Et transforme ton bébé.

Alors oui, je sais, il construit sa personnalité en s’opposant, c’est un mal nécessaire, c’est tout à fait normal.
Normal mais usant.

De se retrouver avec une gamine qui

HURLE « pas boooooooooo » quand tu as choisi une jolie robe dans sa penderie pour aller voir sa mamie ou ses cousins.
Et refuse catégoriquement de la mettre.

HURLE quand on lui enlève son pyjama parce qu’on a commencé par le bas et qu’elle voulait faire le haut en premier.

HURLE « nooooooooooooooooooooooooooooooooooon pas totette ! » (chaussettes quand la température extérieure n’a plus qu’un seul chiffre et qu’il flirte dangereusement avec le 0.

HURLE au moment du repas « noooooooooooooooooooon pas yicots. pooooooooooooooooas »
La demoiselle a une forte addiction aux petits pois. Et pourtant elle aime aussi beaucoup les haricots verts, en témoignent les cris de joie qu’elle a poussé la fois d’avant.

J’arrête là les exemples même si j’en ai à la pelle.

Des actes du quotidien peuvent se transformer sans crier gare en séances de hurlements qui peuvent durer 1/2 heure. sans que je n’arrive toujours à identifier pourquoi ça a dérapé. Ou parce qu’il y a des choses qui ne sont pas négociables (comme le coup des chaussettes)
J’en ressors complètement vidée, émotionnellement et physiquement. Ce qui est le plus dur pour moi, c’est de la voir hurler sans rien pouvoir faire, sans réussir à percer sa coquille pour faire avancer la crise vers une quelconque résolution.
On reste là avec elle, à lui dire qu’on comprend qu’elle ne soit pas d’accord, n’aie pas envie mais que ce n’est pas possible de faire autrement.
Ou on essaie, avec plus ou moins de succès, de détourner son attention vers autre chose que le sujet de sa colère. Ce week-end, un simple habillge s’est transformé en séance de coure poursuite et chatouilles à travers tout l’appartement. Une façon pour elle comme pour moi d’évacuer la tension avec un bon fou rire en prime.
C’est d’autant plus dur quand je suis seule avec elle : pas de relais possible quand le papa n’est pas là. Au bout de 48 h de week-end solo, avec au hasard un passage à l’heure d’hiver et une MissAngus qui refuse de faire la sieste le dimanche, j’avoue je craque.

J’ai l’air de brosser un tableau très noir de ma fille.
Heureusement, ces crises ne se produisent pas à longueur de journée. La plupart du temps, MissAngus est une petite fille gaie, malicieuse et joueuse.
Je n’ai pas fait de bilan depuis un moment (honte sur moi) mais elle nous émerveille par ses progrès quotidiens.
Oui, quand elle répète en boucle « Maman est pas contente » (ce que je lui ai dit ce dimanche après son absence de sieste), elle me fait fondre.

Ce qui nous sauve, c’est  ça : c’est amour inconditionnel que j’ai pour elle. Mêle au cœur de la pire des crises il est là, il me fait tenir le coup.
Un sourire, un bisou, un nouveau mot ou un trait d’humour et on repart.

(billet totalement décousu, désolée)

Publicités

10 réflexions sur “Terrible Two

  1. Comme je connais tout ça
    Moi aussi j’aime mon fils, mais tout ça a commencé vers 18 mois, et aujourd’hui a presque 4 ans ce n’est pas fini, quelques périodes de «remission»…
    J’ai parfois beaucoup de mal…

          • C’est à double tranchant, ça sera tout bon ou tout mauvais !
            Tu laisseras ta miss à la crèche? J’ai la chance d’avoir l’école, donc ai moins quelques heures par jour j’aurai que le bébé à gérer

          • Oui je voudrais qu’elle continue à aller à la crèche car elle y est bien et y apprend beaucoup de choses que je ne suis pas à même de lui apporter.
            Par contre je pense qu’on fera des horaires plus réduits, voire même peut être 4 jours par semaine parce que je voudrais qu’elle ne se sente pas exclue ou mise à l’écart. L’équilibre n’est pas simple à trouver.
            (si on avait encore été avec la nounou nulle, ça aurait été différent je pense que j’aurais direct arrêté de la mettre dès mon congé mater)

  2. Thomas ne nous a pas fait de terrible two… Soline, heu si mais plus tard et …. ça dure encore!! Pour essayer d’éviter (ou de minimiser!) les conflits, j’essaie toujours de laisser une « porte de sortie »… qu’elle puisse la prendre sans « perdre la face » en quelque sorte. Proposer de choisir entre deux vêtements par exemple, mais elle sait que certaines pièces de son habillement ne sont pas négociables (les chaussettes :-D).
    Et la chance qu’on a c’est que ça ne dure pas, elle n’a jamais piqué de crise interminable, ni à la maison ni dans un magasin par exemple (ça me terrorisait, ça, voir un enfant se rouler par terre en hurlant et voir les parents désemparés… j’avais peur que les miens fassent pareil mais non).
    Actuellement elle est très boudeuse, et pas très souriante, un petit rien lui faire faire la tronche, un truc à l’école, un jouet qu’elle ne retrouve pas à la maison, ou une petite remarque de notre part, c’est très agaçant!!
    Et malheureusement son papa a tendance à enfoncer le clou alors que moi je dédramatise au max… et ça finit en larmes (« encore » dirait son papa!!). Et quand ça n’en finit pas, je la mets dans sa chambre, elle se lame souvent mieux seule finalement.
    J’explique aussi pas mal, mais sans me justifier à n’en plus finir, parce que les « pourquoi, parce que », à force, hein… il faut aussi accepter qu’on n’a pas à tout leur dire sans fin.
    Courage, ça passera… et oui c’est dur quand en plus on attend un bébé.
    Et ce « tableau noir », c’est normal, malheureusement on se souvient toujours plus des problèmes que des moments heureux.

    • Merci pour ton témoignage très constructif 🙂

      J’essaie moi aussi de proposer des choix (quel t-shirt mais aussi tu veux mettre quoi en premier, les chaussettes ou le gilet ?) Ça ne marche pas trop pour le moment mais j’ai bon espoir que ça finisse par marcher.

      Ce matin, la « crise des chaussettes » s’est transformée en course poursuite dans l’appartement (les voisins ont du adorer). Elle a râlé mais un peu moins que hier alors je me dis que ça va finir par passer. Et elle aura une autre lubie :p

      On a de la chance, pour le moment, les crises n’ont pas lieu en public. C’est réservé à maman et papa uniquement, dès qu’il y a un observateur, ça se passe mieux.

      Comme toi, j’explique mais sans non plus passer 3 heures sur les parce que. a un moment je finis par dire stop, c’est comme ça et puis c’est tout, ce sujet là n’est pas négociable. Ça dépend aussi de mon degré de patience du moment :p

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s