L’entre deux

C'est haut !

C’est haut !

Je suis dans une sorte d’entre deux.

Je suis allé mal, très mal même. A 2 doigts de… de quoi d’ailleurs ?

Et puis il s’est passé quelque chose, je ne sais pas quoi. Un prise de conscience sans doute. La fameux touchage de fond, celui qui fait que tu donnes un grand coup de pieds pour enfin remonter.
Je ne l’attendais plus, il est venu.

Je remonte donc. Ou plutôt, j’ai arrêté de dégringoler et amorcé une remontée.
Je n’ai pas remonté comme une flèche, balayé d’un coup tous les problèmes et autres démarches que je devrais faire, non. Ça aurait été trop beau, trop simple.

Je navigue dans une sorte d’entre deux.

Je gère à grand peine le quotidien, chaque jour.
Se lever à l’heure (à peu près)
Être à l’heure à l’école, chez la nounou (à peu près), au boulot (not)
Bosser. Être efficace (not)
Rentrer le soir, pas trop tard (à peu près)
Gérer le repas des toons et leur coucher, seule ou en présence de l’ex (à peu près)
Gérer l’intendance : courses, lessives (à peu près), ménage (not)
Tacher de passer des mercredis et des samedis ou dimanche agréables avec les toons quand c’est moi qui les ai (à peu près)

Et ça s’arrête là.

Je n’arrive pas à me projeter sur du moyen ou long terme, à entamer les démarches qui devraient pourtant être bien avancées.
Déménager (ou pas) pour la rentrée prochaine ? Pour où ?
Planifier des vacances cet été ? Planifier des vacances en avril ? Planifier le week-end de Pâques, mon week-end mariage en Belgique ?
Régler une bonne fois pour toute les questions administravivo-juridiques ?

De tout cela, je suis incapable.
Les questions sans fin et sans réponses tournent et retournent dans ma tête.

Je suis comme au pied d’une montagne, sans savoir par quel côté commencer l’ascension. Je la regarde, j’en fais le tour. Encore et encore. Incapable de la gravir.

J’ai dans ma tête toute une liste de choses que je devrais faire. Je le SAIS. Simplement, je fais ce que je sais faire de mieux : je les remets aux lendemains.
Et ça m’énerve évidemment.

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9 réflexions sur “L’entre deux

    • En théorie oui.
      En pratique je me fais rattraper par le calendrier et je gère tout dans l’urgence avec 0 recul. Et je n’arrive pas à corriger le tir.

      Merci pour tes mots ❤

  1. C’est déjà tellement bien de ne plus être au fond ! La remontée risque d’être longue et frustrante, mais donne-toi le temps. C’est quand même hard ce que tu as vécu, moi je te trouve forte, malgré ce que tu en penses 😉

    • Ah oui, c’est vraiment bien de ne plus être au fond !
      Je reste prudente parce que je ne suis pas sure de ne pas retomber un jour.
      Et comme je ne suis pas d’un naturel patient, la lente remontée m’agace. J’aimerais bien tout résoudre d’un claquement de doigts.

      Merci en tout cas pour tes mots ❤

    • En théorie oui.
      mais du coup, les taches urgentes du quotidien prennent systématiquement le pas sur le reste.
      et je passe un temps fou à essayer de déterminer ce qui est le plus urgent (procrastination mon amour…)

  2. Ah ben Ca me rassure, je suis en plein dans toutes ces interrogations ( je ne suis pas sûre d’avoir entamé la remontée par contre) et je me sens nulle de ne pas réussir à avancer…mais c’est peut être normal finalement !!

  3. Pingback: Ce pour quoi je lutte #53BilletsEn2015 #16 | Procrastineries

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