Désillusions

Vendredi : Depuis quelques jours, de vagues nausées le matin. Je ne suis même pas sure qu’on puisse appeler ça des nausées en fait. une sorte de gène sur l’estomac.
Et rien d’autre.
Seins pas spécialement tendus Pour ma GEU, j’ai réalisé ensuite qu’ils étaient tendus à exploser, je supportais pas qu’on y touche. j’avais pas fait le lien : j’avais eu mes règles, je n’imaginais pas une seconde être enceinte…
Pas de mal au ventre, rien qui n’évoque ni un débarquement britannique, ni autre chose.

Je commence à rêver…
Demain, ça fera 6 semaines que j’ai eu mon RDC. C’est long, même pour moi et mes cycles pourris et anarchiques.
Demain, ce soir, c’est Rosh Hashana, le nouvel an juif.
Demain, mon chéri fête ses 36 ans.
Alors je rêve, j’espère…
Demain, je vais faire un test. Je me vois déjà, avec mon test positif, heureuse. Dans un éclair de lucidité, je me rappelle qu’un test positif n’est qu’une première étape, que j’ai toujours le couperet de la récidive de GEU suspendu au dessus de ma tête… Malgré cela, je m’imagine, avec ce test positif, heureuse…

Je rêve… Et la réalité me rattrape, dans un flot rouge sang…

Déception, désillusion…
Les doutes me reviennent. Et si en fait, on n’était pas faits pour être parents ?
Et si jamais je ne réussissait à être enceinte de nouveau ?
Et si…
Et si.

Rez-De-Chaussée

Jeu de mot inside, comprenne qui pourra (spéciale dédicace à celle qui se reconnaitra, j’espère que tu vas l’atteindre très vite toi aussi)

Aujourd’hui, alors que je n’y croyais plus trop, j’ai enfin atteint le Rez-De-Chaussée.
Une page se tourne, une nouvelle étape.
C’est bète sans doute, mais j’en avais besoin.

J’espère bien gravir les autres étages un de ces jours….

Blasée ?

(billet très décousu, navrée, c’est du vrac)

Un peu blasée je pense.
Mes réactions face à certains évènements changent.

Des exemples ? En voilà…

Pour la première fois, j’ai ressenti un léger pincement au cœur à l’annonce d’une grossesse.
Un tout petit pincement, qui ne m’a pas empêché de me réjouir pour la future maman, mais un pincement quand même.

Bon faut dire aussi que je l’ai appris le jour de mon anniversaire : en un coup de fil, un souhaitage d’anniv et puis un « j’ai une grande nouvelle à t’annoncer… »
En moi même, j’ai eu un instant de « Eeeeeeh merde, pas aujourd’hui »
Et puis si… Et en même temps, elle ne pouvait pas deviner que c’était pas trop le moment de me dire ça.

(En même temps, une copine qui a mon age et pas d’enfants, je lui annonce pas ce genre de nouvelles le jour de son anniversaire. Enfin je crois…)

(Attention hein, je ne veux pas dire que je ne veux pas qu’on m’annonce ce genre de nouvelles. Au contraire. Je serais très vexée qu’on ne me les annonce pas (à bon entendeuse…) Il y a juste des jours meilleurs que d’autres)

Pour la première fois aussi, j’ai eu envie de pleurer en voyant une femme enceinte.
Pour la première fois, la vision de ces bidons tous ronds ne m’émeut plus, ne me fait plus sourire béatement (quoique)

Pour la première fois, apprenant une grossesse d’une amie d’ami, je n’ai posé aucune question. Il ya quelques mois, j’aurais voulu tout savoir : terme, sexe, prénom, etc…
Là non.

Je doute.

La fatigue dont je n’arrive pas à me débarrasser, malgré le fait que je ne fiche rien ou quasi en dehors du sempiternel métro-boulot-dodo y est sans doute pour quelque chose…
Vivement les vacances (septembre, c’est si loin …)